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Accueil > à propos > L’esquive
  • Introduction : L’œuvre comme esquive par Anne Mounic
  • L’œuvre comme esquive
    Car chien vivant vaut mieux
    que le lion mort
    Paroles du Sage 9, 4.
    Le mot « esquive » vient de l’ancien français eschiver, eschever, que l’on trouve dans la Chanson de Roland et qui remonte au francique *skiuhjan « craindre », de même origine. Il est associé, dans le Robert, à l’italien schivare, de schivo « dédaigneux » et au germanique *skiuh « farouche ». A la notion d’évitement s’associe celle d’adresse et d’habileté à se soustraire à un coup ou à une situation (...)

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  • La véritable esquive d’Alexandre Soljenitsyne, par Christian Lippinois par Christian Lippinois
  • Née avant tout d’une force issue de la profondeur, la véritable esquive transcende la simple adresse. Celle-ci, prompte à servir l’intérêt immédiat, manque souvent de comprendre où se situe réellement le bien. En vérité, la faculté d’esquive, celle qui manifeste la sagesse au sens biblique, est rarement consentie à l’humain. Alexandre Soljenitsyne demeure au vingtième siècle un symbole fort de l’écrivain confronté à la censure qu’exercent les régimes totalitaires. Esquivant au fil des années les multiples (...)

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  • Dialogues des Carmélites de Bernanos, par Didier Lafargue par Didier Lafargue
  • Dialogues des Carmélites de Bernanos,
    Fuite devant la mort et progression personnelle
    Dialogue des carmélites, de Georges Bernanos, est l’œuvre d’un auteur d’obédience catholique. Né en 1888, Bernanos a très vite opté pour le royalisme en militant au nom du mouvement de Charles Maurras, l’Action française. Il défendait les valeurs de l’Ancien Régime qui, selon lui, s’étaient affirmées dans le temps, tandis qu’il voyait dans la Révolution française un changement trop brutal et donc préjudiciable à l’âme (...)

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  • Lutte et esquive : « Trout » de Charles Tomlinson par Anne Mounic
  • Lutte et esquive : « Trout » de Charles Tomlinson
    Dans un poème intitulé « Truite » (« Trout », 2003), publié dans Skywriting (Ecrire sur le ciel), Charles Tomlinson met en relation les notions de force, de résistance et d’esquive. Le poème décrit à travers la personnalité de ce poisson une sorte de lutte avec les éléments, avec les données de l’expérience et les contraintes de la survie, qui évoque la lutte avec l’ange contée dans Genèse 32. Toutefois, au moment où les forces se déséquilibrent et où le (...)

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  • L’esquive du tragique : « La route qui vient de Colone » d’E.M. Forster par Anne Mounic
  • Quel charme trouves-tu donc à aimer les gens malgré eux ?
    Rickie, qui représente en partie l’auteur dans The Longest Journey (1907, Le très long voyage) recommande de ne pas « acquiescer à la tragédie ». Dans Maurice, la Grèce est la destination de l’ami perdu, ce qui fait dire au protagoniste, à propos du nom même de ce pays : « « Maurice détestait le mot même et, par une curieuse inversion, l’associait avec morbidité et mort. » Se dérobant à son amour pour George, Lucy, dans A Room With a View (1908, (...)

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  • L’épreuve et le travail d’esquive de l’esprit : quelques nouvelles d’E.A. Poe par Anne Mounic
  • Deux nouvelles d’E.A. Poe attirent l’attention au regard de la notion d’esquive, « A Descent into the Maelström » (« Descente dans le maelstrom », 1841) et « The Pit and the Pendulum » (« Le puits et le pendule », 1843), mais l’esquive n’y évite pas l’épreuve. Nous pourrions dire qu’elle s’en déduit, même si le salut, dans « The Pit and the Pendulum » peut paraître dû à l’intervention miraculeuse d’un deus ex machina. Néanmoins, ce sauvetage inattendu n’élude pas l’effort de l’esprit à surmonter l’épreuve par le (...)

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