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Accueil > à propos > Animal, anima
  • Introduction par Anne Mounic
  • Nous verrons que le thème de l’animal, lié à sa racine, anima, nous permet d’approfondir notre perception du récit. Didier Lafargue et Christian Lippinois s’intéressent au conte de La Belle et la Bête, mis en scène au cinéma par Jean Cocteau. Nathalie Massoulier fait résonner l’œuvre de Graham Swift ‒ une nouvelle, plus particulièrement ‒, avec l’opéra, le Freischütz de Carl Maria von Weber, précisément. Guy Braun évoque quelques animaux mis en valeur par le cinéma ainsi que les « enfants sauvages ».
    Le (...)

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  • Le « chat exigeant » ou le « basset sur la chaise » Bonnard « entre chiens et chats » par Anne Mounic
  • Le « chat exigeant » ou le « basset sur la chaise » : Bonnard « entre chiens et chats »
    Musée Bonnard - Le Cannet (Alpes Maritimes)
    Nous devons à Véronique Serrano, conservateur du Musée Bonnard et commissaire de cette exposition, l’idée de réunir un certain nombre de toiles, de dessins ou de photographies qui mettent en valeur l’intérêt de Pierre Bonnard (1867-1947) pour les animaux. On peut admirer nombre de chiens et chats, comme celui, bien connu, du Musée d’Orsay, Le Chat blanc (1894), mais aussi (...)

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  • La Belle et la Bête Sublimation de l’amour physique dans la relation avec l’autre, par Didier Lafargue par Didier Lafargue
  • Le rapport entre l’âme et l’amour prend sa source dans le mythe de Eros et Psyché, narré par Apulée au IIème siècle de notre ère dans son roman Les Métamorphoses. Dans son récit, l’écrivain latin évoquait l’histoire d’une princesse nommée Psyché (« l’âme ») qui, transportée dans un somptueux palais, est mariée à Eros, dieu de l’amour. Mais celui-ci demeure invisible et il est interdit à la jeune femme de tenter de le voir. Lui désobéissant, elle le contemple tandis qu’il est endormi et découvre un magnifique jeune (...)

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  • La Belle et la Bête, par Christian Lippinois par Christian Lippinois
  • La Belle et la Bête,
    Film de Jean Cocteau
    Le 11 janvier 1944, Jean Cocteau note sur son cahier : « Je voudrais préparer le film La Belle et la Bête. On m’apporte le conte ce matin. Je vais voir comment le traiter. » Cette note d’apparence anodine, perdue entre des milliers d’autres dans le volumineux Journal 1942-1945 est loin de rendre compte de l’évènement qu’elle annonce. Six semaines plus tard, après avoir entre temps consulté à la Bibliothèque Nationale le texte du conte dans la version de (...)

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  • Poétique comparée de l’animal et de l’animus, par Nathalie Massoulier par Nathalie Massoulier
  • Poétique comparée de l’animal et de l’animus comme souffle créateur dans « L’antilope d’Hoffmeier » de Graham Swift et dans le Freischütz de Weber
    Une nuit, j’ai rêvé d’Hoffmeier. Il avait un cigare, un nœud papillon, des jumelles d’opéra et il marchait à travers une jungle luxuriante et fantastique, telles les jungles des tableaux du Douanier Rousseau. Dans une cage que deux porteurs soulevaient, se trouvait la figure pathétique de mon oncle. Lançant des regards furtifs enfouie dans les sous-bois, une (...)

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  • L’animal témoin, par Guy Braun par Guy Braun
  • L’animal témoin
    Au cinéma comme dans les représentations graphiques, il est fréquent que l’animal soit témoin d’une scène. Il ne perd pas son animalité comme dans les fables ou dans les nouvelles qui l’humanisent. Il témoigne, par son regard ou par ses mimiques, des intentions de l’auteur comme pour une sorte de clin d’œil au spectateur. Je songe ici surtout à certains films.
    Dans Le troisième homme de Carol Reed (1949), le chat révèle la présence d’Orson Welles et de ce fait, marque l’ambiguïté du (...)

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  • Parler clairement : La force de la figure animale dans le récit par Anne Mounic
  • Parler clairement : La force de la figure animale dans le récit
    Contant son voyage en Suisse, induit par son état de santé, le prince Mychkine avoue à Elisabeth Prokofievna et à ses filles combien il se sentait alors « étranger ». Ce sentiment est lié aux crises épileptiques qui le terrassent et l’accablent de tristesse avant qu’il ne recouvre sa robustesse. « Tout cet étranger me désespérait », dit-il de son arrivée à Bâle, avouant que c’est le cri d’un âne qui le sortit « complètement de ces ténèbres » (...)

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  • Baudelaire et le « chef-d’œuvre d’art vivant » par Anne Mounic
  • Du mouvement dans les lignes :
    Baudelaire et le « chef-d’œuvre d’art vivant »
    Parlant du « charme infini et mystérieux qui gît dans la contemplation d’un navire, et surtout d’un navire en mouvement », Baudelaire, dans Fusées, le rapporte à la « régularité et à la symétrie qui sont un des besoins primordiaux de l’esprit humain, au même degré que la complication et l’harmonie, – et, dans le second cas, à la multiplication successive et à la génération de toutes les courbes et figures imaginaires opérées dans (...)

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  • Je ne sais ce que signifie de quelques animaux composites par Anne Mounic
  • « Je ne sais ce que signifie » :
    de quelques animaux composites
    La sphinx, qualifiée par le Prêtre, dans le Prologue d’Œdipe-Roi, de « monstre aux énigmes », est un animal composite, à tête de femme, corps de lion, queue de serpent et ailes d’aigle. La traduction de Paul Mazon, dans l’édition bilingue des Belles Lettres, approche plus près de l’original. La sphinx y est « l’horrible Chanteuse », ce qui correspond à l’expression grecque sklêras aoidou, aoidos signifiant « qui chante, ; chanteur, chantre, (...)

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  • Butors, buses ou chevaux : de quelques figures animales chez D.H. Lawrence et Robert Graves par Anne Mounic
  • Butors, buses ou chevaux :
    de quelques figures animales chez D.H. Lawrence et Robert Graves
    Lorsqu’on songe, globalement, à l’œuvre poétique de Robert Graves, en dépit de sa recherche mythique qui inclut nombre de figures animales (voir « Je ne sais ce que signifie » : de quelques animaux composites, dans ce numéro), on ne pense qu’à un petit nombre de poèmes. Par contre, chez D.H. Lawrence, la figure animale participe pleinement du mouvement de l’esprit, dans ses poèmes, et notamment dans le (...)

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  • « d’une effronterie craintive » par Anne Mounic
  • « d’une effronterie craintive »
    De quelques animaux sous des plumes féminines, chez Colette notamment
    Certaines femmes poètes et écrivains privilégient dans leur œuvre les animaux de petite taille. Emily Dickinson met en scène oiseaux, abeilles, moucherons, tout en se réclamant de Jacob et nommant le poète « pugiliste ». Toutefois, le tigre qu’elle met en scène dans le poème 566, écrit aux environs de 1862, offre une image de puissance déchue :
    Un tigre à l’agonie – de soif gémissant –
    Tout le sable je (...)

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  • Au greffe du chat  : Le Chat Murr d’E.T.A. Hoffmann par Anne Mounic
  • Au greffe du chat : Le Chat Murr d’E.T.A. Hoffmann
    Natsume Sôseki (1867-1916), dans Je suis un chat (1904-1906), fait allusion au célèbre dernier roman, inachevé, d’Ernst Theodor Amadeus Hoffmann (1775-1822), Le Chat Murr (1819-1821), et notamment au passage où Murr, qui avait gardé une tête de hareng pour plus tard, décide de l’apporter à sa pauvre mère, Mina, qu’il vient de retrouver et dont il apprend qu’elle « vivait assez misérablement chez la vieille voisine et qu’elle avait souvent du mal à (...)

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  • Les « êtres les plus opprimés de la planète » : « Tiergarten », de Vassili Grossman par Anne Mounic
  • Les « êtres les plus opprimés de la planète » :
    « Tiergarten », de Vassili Grossman
    Ramm tenait les animaux pour les êtres les plus opprimés de la planète. Fidèle à ses sympathies sociales-démocrates, il était du côté des déshérités. Les détenus du zoo ne recevaient pas de courrier, ils ne pouvaient confier leurs malheurs à personne. Nul ne s’intéressait à leur vie privée, à leur bonheur. Et bien sûr, aussi loin que le zoo existât, aucun d’entre eux n’était rentré au pays natal, leurs cendres n’étaient pas (...)

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